VERMIFUGE ET CHIEN

VERMIFUGER SON CHIEN OU SON CHAT : POURQUOI ?

Les vers des chiens, chiots, chats, chatons, sont pratiquement les mêmes.

On trouve des vers intestinaux tels que : Ascaris, tenias, ankylosomes, trichures, qui peuvent aussi se transmettre aux humains.

Les vers intestinaux : what-is it ? Qu’est-ce que c’est ?

Qui sont ces petites choses qui ne sont pas nos amies : 

Ce sont des parasites qui vivent au dépens de votre animal.

  • certains d’entre eux prélèvent des nutriments dans l’intestin, comme le ténia ou les ascaris

  • d’autres s’accrochent à la muqueuse intestinale et aspirent du sang, comme les ankylosomes ou les trichures (qui avalent aussi des cellules de la muqueuse)

  • certains, comme les dirofiloria, se nourrissent du plasma sanguin directement dans le cœur du chien ou du chat (transmis par la piqûre d’un moustique porteur de larves)

On peut donc retrouver des vers et leurs larves dans tout l’intestin, dans le cœur, dans les vaisseaux sanguins, dans les poumons et même un peu partout dans le corps pour les larves d’ankylosomes qui peuvent passer au travers de la peau du chien et du chat et migrer dans leur corps.

Ces charmantes bestioles peuvent être transmis à l’Homme et développer des maladies que l’on appelle des zoonose, comme la giardiose : l’Homme est contaminée en consommant de l’eau souillée par des selles de chiens malades, ainsi qu’en manipulant le pelage d’animaux parasités ou en manipulant du matériel (gamelle, litière)…

Quels sont les symptômes qui peuvent apparaître chez un chien ou un chat non vermifugé ? :

  • irritation digestive et inflammation de la muqueuse intestinale (qui peut devenir chronique)

  • vomissement

  • diarrhée qui peut être accompagnée de saignement

  • toux

  • faiblesse (liée aux carences que les vers ont créé)

  • perte de poids

  • modification de l’appétit (augmentation ou diminution)

  • peau fragile, pelage terne

  • troubles de la coagulation sanguine

  • l’animal peut se frotter le derrière par terre,

  • on visualise des vers dans les selles,

  • baisse de l’immunité et baisse de vitalité générale

  • démangeaisons

  • occlusion intestinale

  • ventre ballonné (surtout chez les chiots et chatons)

Mais alors : Quid du Vermifuge ? C’est quoi ?

Faisons tout d’abord une différence entre : vermifuge chimique et naturel :

VERMIFUGE CHIMIQUE

  1. Le vermifuge chimique est un médicament vétérinaire soumis à prescription. Comme disait le vétérinaire de mon Bingo = « vous achetez vos médicaments chez le véto vous ? Non ? Alors pourquoi aller à la pharmacie acheter des médicaments pour votre chien ? » …. La situation est encore plus complexe à ce jour, puisqu’on peut acheter tout et n’importe quoi sur le Net…. enfin bref…). Donc, ces vermifuges, prescrits, ou vendu chez le vétérinaire, sont efficaces contre une, ou plusieurs familles de parasites internes (protozoaires, vers ronds, vers plats. Il sera proposé le drontal, milbemax, panacur par exemple, qui, très souvent, seront alternés pour être plus efficace.

  2. Il est « vermicide » : il va tuer les parasites

  3. Son inconvénient : il peut altérer une partie de la flore intestinale nécessaire à la dégradation des aliments et au renforcement immunitaire. De plus certains parasites peuvent devenir résistants aux différentes molécules actives

  4. Attention aux dérives marketing : on trouve aujourd’hui des antiparasitaires qui combattent en même temps les parasites internes (vermifuge) et externes (anti-puce)…Que dire de leur toxicité ? … peu de choses de la part des fabricants, et des retours qui peuvent parfois être très négatifs pour certains chiens… Ingérer des insecticides n’est jamais sans conséquence quoi qu’il en soit..

VERMIFUGE NATUREL

  1. Il n’est pas « vermicide » : il ne tue pas les parasites, mais repousse les vers en facilitant leur expulsion dans les selles.

  2. Il est composé d’extraits de plantes reconnues pour leur action contre les parasites

  3. Son avantage : il procure une meilleure hygiène digestive et renfort du système immunitaire. Il sera utile EN PREVENTION ou lorsque l’infestation parasitaire est minime et qu’elle ne provoque pas de symptômes importants pour votre animal.

  4. Son inconvénient : il ne permet pas toujours de débarrasser votre animal de tous les parasites internes qui ont pu l’infester, de part son spectre d’action limité. En cas de contamination importante, son efficacité est limitée

Mais à quelle fréquence alors doit-on vermifuger son animal ?

Pour les chiens et chats adultes, il est recommandé tous les 3 mois, ou 4 fois par an, soit 1 fois par saison car le risque d’infestation est pratiquement permanent, du fait de la grande résistance des œufs de parasites dans l’environnement (on compte jusqu’à 3 ans pour les œufs de trichures par exemple), mais aussi à cause de l’abondance des hôtes intermédiaires infestés (par exemple les puces qui peuvent être porteuses…). En s’amusant dehors, en consommant une proie infectée ou même en entrant en contact avec vos chaussures ou vos vêtements, votre chat par exemple, peut attraper des parasites.

Pour les chats ne sortant pas : il est quand même recommandé au moins 2 fois par an.

Villes ou campagne = pas de différence. On procédera de la même façon.

Les chiens et chats âgés doivent aussi être vermifugés car ils sont plus fragiles, et être parasités, pour eux, signifie leur enlever encore un peu plus de leurs capacités à se défendre contre les maladies.

EN CONCLUSION

Une bonne alternative serait de vermifuger 1 à 2 fois par an en vermifuge chimique et le reste du temps en vermifuge naturel, ce qui a pour avantage de protéger la flore intestinale de votre animal tout en le protégeant au maximum.

Respectez des mesures d’hygiène stricte pour vos chats en nettoyant fréquemment sa litière pour éviter la propagation des vers, en nettoyant très régulièrement pour le chien comme pour le chat leur gamelle, et en les protégeant des puces et parasites externes.

Enfin, NON, votre chien ne se vermifuge pas seul en mangeant de l’herbe : votre animal cherche à se faire vomir parce qu’il a ingéré quelque chose d’indigeste ou pour soulager un mal être digestif. Rien d’alarmant si ce comportement est ponctuel. Les chiens d’ailleurs à ce sujet sont très sélectifs : ils ne mangeront pas n’importe quelle herbe, mais bien plutôt le chiendent dont la particularité est sa richesse en fibres : lorsque le chien l’avale, elle irrite la muqueuse de son estomac et provoque un vomissement. Certains vétérinaires affirment aussi qu’il se peut que le chien mange de l’herbe par pur instinct, celui de ses ancêtres loups dont il descend et qui n’étaient pas des carnivores purs puisqu’ils mangeaient aussi baies et herbe…..Mais attention, votre animal peut aussi souffrir de Pica, ce trouble alimentaire qui le pousse à manger n’importe quoi…. Pas si simple donc….

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas : préserver la flore intestinale de votre animal, préserve aussi son immunité et préserve donc sa santé…..

Sources https://conseils-veto.com

Clinique vétérinaire midi quercy

https://www.medpets.fr/tout-sur-la-vermifugation-des-animaux-de-compagnie/

https://www.esccap.fr/nos-recommandations-contre-les-parasites

https://www.univers-chat.com/vermifuge-chat/

https://www.vetoboulognebillancourt.fr/conseils/parasites-vermifuge-chien-chiot-chat-chaton/

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/chien-chiens-mangent-ils-herbe-9522/

https://conseils-veto.com/pourquoi-mon-chien-mange-herbe-et-vomit/

http://www.cliniqueveterinairecalvisson.com/article-veterinaire-39-2-les-parasites-internes-du-chat-vers-et-protozoaires-

LE COUP DE CHALEUR chez le chien

Il fait beau, il fait chaud… parfois même très chaud…. Nous attendions, pour certains, avec impatience que le soleil brille, cependant, nous pouvons souffrir aussi de cette chaleur….

Qu’en-est-il de nos animaux ?

Chaque année, l’hyperthermie guette nos boules de poils, parfois même les rattrapent avec la mort pour conclusion…

Il est bon de faire un rappel sur les risques que comporte la chaleur pour nos chiens et nos chats qui ne sont pas immunisés contre celle-ci.

Les origines désertiques du chat en font toutefois un animal mieux adapté aux chaleurs que le chien. Lorsque les températures montent c’est tout naturellement qu’il passera sa journée à dormir dans l’endroit le plus frais qu’il puisse trouver. Grâce à un système urinaire particulier, il est aussi capable d’une meilleure rétention de l’eau qu’il boit et il peut se laver davantage pour se rafraîchir grâce à la salive qu’il dépose sur son poil.

QU’EST-CE QUE LE COUP DE CHALEUR ?

Il correspond à une hyperthermie liée aux conditions extérieures.

POURQUOI CETTE HYPERTHERMIE ATTEINT LE CHAT ET LE CHIEN ?

Le chien comme le chat est un animal qui ne sue que très peu. Tous deux n’ont que très peu de glandes sudoripares. Pour la plupart elles sont placées entre les coussinets des pattes, ce qui explique qu’ils laissent des empreintes humides derrière eux lorsqu’ils marchent pendant l’été. Cependant, elles sont beaucoup moins nombreuses que chez les humains, et ne permettent donc pas un refroidissement efficace en cas de grosse chaleur. C’est pourquoi leur température corporelle peut vite grimper et provoquer un fort mal-être.

LE CHAT ET LE CHIEN ONT ILS UN MOYEN DE REGULER LEUR TEMPERATURE EN TEMPS NORMAL ?

Quand il fait trop chaud (de manière raisonnable) ils ont cependant des moyens de refroidir leur corps.

  1. La respiration

Elle joue un rôle important (plus marquée chez le chien que chez le chat). Lorsque le chien ou le chat est dans un environnement surchauffée ou qu’il est stressé (ce qui lui donne un « coup de chaud » comme pour les êtres humains d’ailleurs), sa respiration va s’accélérer. L’air expiré (rejeté) est chargé de vapeur d’eau qui « transporte » la chaleur vers l’extérieur. L’animal inspire alors de l’air plus frais qui l’aide à refroidir son corps. En accélérant sa respiration, en en haletant, il permet une évacuation plus rapide de l’air chaud et humide des poumons pour le remplacer par un air plus sec et frais. S’il est dans un environnement très chaud et très humide (air chaud et humide respiré) ou qu’il a des difficultés respiratoire (impossibilité de ventiler plus vite ou correctement), cet échange est inefficace. De la même façon, il humidifie sa langue avec de la salive et il l’expose à l’air ambiant en ouvrant la gueule. Au contact de l’air, cette humidité s’évapore et emporte avec elle une partie de la chaleur corporelle du chien. Le sang situé dans la langue et la gueule se refroidit et en circulant ensuite dans le reste de l’organisme, il refroidit aussi l’ensemble.

2) L’évacuation de la chaleur par la tête

Lorsque les températures augmentent, les veines situées au niveau de la tête et des oreilles, se dilatent, pour apporter davantage de sang près de la surface de la peau, zone naturelle d’échanges thermiques. Une fois refroidi, ce sang repart ensuite dans le reste du corps et contribue à la régulation de la température corporelle.

Ce n’est pas un hasard si le Fennec, le Lycaon, le chat des sables ou le Chien du Pharaon, qui vivent tous dans des climats très chauds, ont de grandes oreilles : il s’agit pour eux d’un moyen de se refroidir efficacement.

QU’EST-CE-QUI PROVOQUE LE COUP DE CHALEUR ?

De cet incapacité à refroidir le corps, découle le coup de chaud : une surchauffe et donc une montée de température qui devient dangereuse lorsqu’elle dépasse les 40,5 degré à 41 degré. Il faut savoir que la température normale du chien ou du chat se situe entre 38 et 39 degré.

1° Prédisposition raciale

  • Certaines races dont la gueule est écrasée (brachycéphales) souffriront plus soumis au coup de chaud : pékinois, carlin, lhassa apso, terrier du tibet, boston terrier, bouledogue, boxer, dogue de bordeaux, épagneul japonais, chat persan….

  • D’autres petites races comme le chihuahua, le loulou de Poméranie, le yorkshire, sont également prédisposées au collapsus trachéal (qui correspond à un affaissement progressif de la trachée sur elle même) : ils supportent donc mal les halètements prolongés, ce qui réduit leur capacité à se refroidir en cas de besoin.

  • Les chiens nordiques : la plupart ont une importante couche de graisse sous-cutanée et un pelage très épais destiné à les protéger du froid. Cette protection est amplifiée quand ils ont une robe de couleur noire. En pays tempéré ou chaud, à la saison estivale, lors d’efforts intenses, ces animaux seront prédisposés aux coups de chaleur

2° Le pelage

Le pelage ne sert pas qu’à tenir chaud pendant l’hiver, il protège l’animal aussi en été car le sous-poil joue un rôle d’isolant thermique qui repousse la chaleur, en plus de prévenir les coups de soleil. C’est pour cette raison qu’un chien ou chat à peau nu peut être davantage à la peine en été que ses congénères. Attention donc aux rasages intempestifs des robes.

La structure et la couleur de la robe ont aussi un impact : un pelage, long, dense et de couleur foncée capte davantage les rayons du soleil et la chaleur qu’un autre plus fin ou de couleur plus claire (exemple : chow chow, Terre-Neuve, Bouvier Bernois, Saint Bernard, Colley d’Ecosse…)

Ce rôle joué par le pelage explique pourquoi la plupart des chiens muent à l’approche des beaux jours : ils perdent leur fourrure épaisse au profit d’un poil moins dense et généralement un peu plus clair. L’inverse ses produit à l’automne lorsque le froid approche.

3° L’âge

Les animaux âgés ont souvent une pathologie respiratoire ou cardiaque favorisant un coup de chaleur.

Le système de thermorégulation d’un animal n’a pas la même efficacité tout au long de sa vie : il est pleinement opérationnel à l’âge adulte, mais peu performant à la naissance et au delà d’un certain âge.

Ainsi, les chiots et les vieux chiens sont plus vulnérables à la chaleur et au froid, que les autres. Comme ils ont de surcroît tendance à moins s’hydrater que leurs congénères, ils sont davantage sujets à la déshydratation, ce qui réduit du même coup leur capacité à haleter efficacement.

4° L’obésité

L’obésité gêne considérablement les mouvements respiratoires : la fonction respiratoire et donc la régulation de la température corporelle en sont altérées.

LES CIRCONSTANCES POUVANT PROVOQUER UN COUP DE CHAUD

1° La voiture

Le coup de chaleur de l’animal dans une voiture est le plus fréquent et le plus mortel. Un chien ou un chat peut mourir en moins de 30 minutes dans une voiture même par temps doux (20 à 25 degré) et ombragé.

2° Exercice physique

La production d’un exercice trop important dans des circonstances de chaleur peut faire basculer l’animal en surchauffe (on a en plus la destruction des fibres musculaire et de problèmes rénaux qui peuvent survenir).

SYMPTOMES

  • halètement très marqué car la fréquence respiratoire augmente fortement

  • lié à cet halètement : une forte salivation, la gueule qui mousse

  • des vomissements qui vont augmenter la déshydratation par perte d’eau

  • l’agitation se met en place : l’animal n’est pas confortable

  • les vaisseaux sanguins se dilatent fortement (vaso-dilatation) afin d’évacuer la chaleur, mais provoque une concentration de sang dans le cerveau : cela provoque un œdème cérébral (l’animal commence à avoir des difficultés motrices, une baisse de vigilance, des troubles de la coagulation sanguine)

  • les muqueuses (babines, truffe, gencives) deviennent bleu/violacées car il n’y a plus assez d’oxygène dans le sang : c’est la cyanose.

  • Ensuite viennent l’abattement et la prostration. Des convulsions (tremblements violents) peuvent se manifester

  • la dernière étape est la mort du chat ou du chien…

QUE FAIRE LORS D’ UN COUP DE CHALEUR ?

  • Sortir l’animal des conditions qui ont créé la crise et le mettre au frais
  • Appelez le vétérinaire car c’est une urgence vitale : une perfusion peut s’avérer indispensable pour le ré-hydrater et accroître le refroidissement de l’intérieur
  • placer l’animal à l’ombre ou dans une pièce aérée
  • vous pouvez initier en attendant, le refroidissement mais progressivement, pour éviter le choc thermique. On lui applique un linge frais et humide sur le corps et la tête, puis ensuite au bout de 5 minutes, on peut le doucher avec de l’eau fraîche mais pas trop froide (20-22°C) en prenant régulièrement sa température. Cela peut se faire dans une baignoire, avec la douchette, en faisant en sorte que les pattes trempent dans l’eau.

  • On peut aussi utiliser des glaçons (dans une serviette) qu’on placera autour de la gorge, des aisselles, et à l’intérieur des cuisses (région inguinale)

  • Présenter de l’eau fraîche à votre animal et le laisser se servir. Ne pas le forcer à se désaltérer car cela pourrait engendrer une fausse route, c’est-à-dire une descente d’eau dans les poumons.

L’hyperthermie provoque des lésions irréversibles des protéines et une destruction de nombreuses cellules de l’organisme. Il s’ensuit une défaillance généralisée de tous les organes : cœur, système nerveux, foie… Le pronostic est réservé sur plusieurs jours (4 en moyenne). Même si l’état du chien s’améliore rapidement, des lésions (rénales en particulier) peuvent n’apparaître que tardivement.

Une surveillance vétérinaire s’impose pendant plusieurs jours. Le vétérinaire pourra recourir à l’oxygénothérapie (au masque) et mettre en place une perfusion. Le traitement fait ensuite appel à différentes molécules en fonction de l’état de l’animal et des complications notées. Le taux de mortalité est maximal au cours des premières 48 heures et, si l’animal survit au delà de 72 heures, le pronostic s’améliore. Des complications tardives sont toujours possibles comme l’apparition d’une insuffisance rénale chronique.

EVITER LE COUP DE CHALEUR

1° Ne laissez jamais votre chien dans un endroit fermé et très chaud comme une voiture ou le coffre d’une voiture, même pour quelques minutes et même si les fenêtres sont entrouvertes.

2° Lors d’un trajet en voiture, mettez la climatisation ou ouvrez les fenêtres faites des pauses au moins toutes les 2 heures pendant lesquelles vous aérerez votre chien et proposerez de l’eau fraîche.

3° Veillez à ce qu’il n’ait pas une activité physique trop intense : séance de jeux, sport canin….

4° s’il fait vraiment trop chaud, évitez toute promenade trop longue et arrêtez-vous de temps en temps, des des coins ombragés et frais. Préférez les promenades aux heures les moins chaudes de la journée.

5° Veillez à ce que votre chien ait un accès à de l’eau fraîche en permanence. Cela vaut quelle que soit sa race, son âge, son sexe, son niveau d’activité, la météo du jour. On peut y mettre régulièrement des glaçons dedans.

6° Lors des promenades, apportez avec vous une bouteille d’eau fraîche et un bol ou une gourde pour chien. Cette précaution est essentielle car un chien déshydraté ne peut pas haleter efficacement et donc ne parvient pas à se refroidir en cas de besoin. Ne pas les promener aux heures les plus chaudes. Pendant l’été, les horaires de promenade doivent donc être modifiés pour avoir lieu plutôt en tout début ou en toute fin de journée, lorsque les températures sont plus agréables.

Evitez de laisser votre animal sur une surface asphaltée trop longtemps. Lors de journées chaudes, la température au sol peut-être de 45 degré Celsius et peut même dépasser les 50 degrés Celsius. Il y a également des risques de brûlures aux coussinets. Le problème est d’autant plus important pour les chiens de petites tailles Les prendre dans les bras le plus possible.

7° mouillez ses pattes et son ventre

8° Lui proposer une petite piscine pour qu’il puisse s’y rafraîchir ou un tapis rafraîchissant

9° Enfin, la durée d’acclimatation à un nouvel environnement chaud est d’environ 7 à 10 jours. Il faut donc préserver votre animal pendant les premiers jours de votre voyage dans une région chaude.

10° Vous pouvez donner au chien quelques glaçons à sucer ou une friandise congelée à mâchouiller. Essayez de fabriquer de la crème glacée pour chiens ou des sucettes glacées. Ne pas donner cela à un chien surchauffé ( en coup de chaleur) car il y a alors risque de choc thermique…

Sources :

https://www.futura-sciences.com/https://www.fregis.com/https://conseils-veto.com/https://www.santevet.com/https://www.toutoupourlechien.com/https://www.veterinaire-alliance.fr/https://www.chien.com/

EMOTIONS ET IMPACT SUR LA SANTE PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

Parce que je suis confrontée régulièrement à des gardiens qui frappent à ma porte pour demander de l’aide face à la pathologie de leur animal, et que ces pathologies diverses et variées, plus ou moins graves parfois, sont le résultat et la somme de plusieurs facteurs environnementaux, je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur l’importance que peut avoir les décisions que nous prenons sur la vie et parfois la santé mentale, psychique et même les deux souvent de nos compagnons à 4 pattes.

Ce sera un petit york de 2kg500 qui souffre d’un collapsus trachéal et qui vit avec deux gardiens stressés en continu, avec de gros traitements psychiatriques, pour qui le vétérinaire diagnostique de plus en plus un mal être psychique et physique. Il aura droit au traitement des symptômes du collapsus et du zylkene à 225 mg (pas forcément efficace d’ailleurs.)

Ce sera cette jument, qui, par nécessité, doit quitter la pension équine dans laquelle elle avait malgré tout ses habitudes, en troupeau, et en box, pour rejoindre un autre endroit, une autre vie, en pré en continue avec un autre troupeau : du stress, un temps d’adaptation pour trouver sa place, des liens hiérarchiques avec les autres membres du troupeau qui ne se passent pas sans heurts….

Ce sera ce chat qui avait un accès à l’extérieur et qui, du fait d’un déménagement, deviendra uniquement un chat d’intérieur sans plus aucun accès au monde du dehors. Autre lieu de vie, bouleversement dans la composition de la famille, et un chat qui bougera de moins en moins. Avec ces mêmes conditions, avec des âges différents, nous avons accompagné des minous qui ont développé un lymphome … hasard ?

Ces trois exemples que je pourrai multiplier à loisir sont là pour pointer du doigt une chose essentielle que nous oublions parfois : nos animaux sont des éponges émotionnelles, nos changements de vie se répercutent sur eux de façon certaine. Si nous mêmes subissons parfois la difficulté de changé de travail, de lieu de vie, de région, si nous vivons durement aussi les deuils et les séparations, si l’inquiétude du lendemain et le stress ambiant ont des répercutions sur nos états d’âme et nos humeurs, nos animaux subissent et vivent avec nous ces mêmes difficultés et d’autant plus que nos relations sont importantes et fusionnelles avec eux….

Telle est l’exemple de ce maître anglais qui a dépensé plus de 300 euros en frais vétérinaire pour son chien qui s’était mis à boiter de façon importante alors que lui même était plâtré et en béquille et qui s’est aperçu que son animal l’accompagnait tout simplement dans sa difficulté physique du moment…

N’oublions pas cet aspect émotionnel de nos animaux, eux pour qui le code civil a enfin retenu le qualificatif « d’êtres vivants doués de sensibilité »

Alors au lieu de vouloir tout de suite soigner le symptôme, n’hésitons pas à creuser et à aller chercher la cause des maux de nos animaux : ayons cette vision de l’Aigle comme aime à le répéter mon professeur de médecine chinoise, pour pouvoir ensuite avoir la vue de la Fourmi…

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Une émotion est une réponse intense mais de courte durée face à des événements. Elle se traduit par des changements qui peuvent être :

  • comportementaux (quand on a peur on part en courant par exemple), on a des expressions faciales, des vocalisations, des postures…

  • physiologiques (quand on a peur, la fréquence cardiaque augmente, comme le rythme respiratoire, la transpiration est plus importante….

  • cognitifs : qui représente la perception, l’analyse et la mémorisation de l’information par le cerveau

Emotion et animaux

En France, depuis février 2015, les animaux sont considérés comme des « êtres vivants doués de sensibilité » (Code Civil). Ce changement législatif a été porté par l’avancée considérable de la recherche en éthologie (étude du comportement animale) dans le domaine des émotions animales.

Chez les animaux on peut mesurer les émotions grâce aux changements physiologiques (posture des oreilles par exemple, œil, posture de la queue).

Un bien être déficient chez l’animal comme chez les humains provient non seulement d’une mauvaise santé, d’une blessure ou d’une maladie mais aussi d’états émotionnels négatifs comme le stress, la frustration, l’ennui, la solitude, le chagrin.

Bien être physique et mental se chevauche.

Des éponges émotionnelles

Le chien est capable d’empathie envers ses pairs et envers l’Homme. Il est capable de percevoir et comprendre les émotions chez l’autre. Il est parfois le miroir de nos propres émotions. Ainsi si l’on peut avoir l’impression que notre chien nous console lorsqu’on est triste, qu’il ressent notre joie, alors on peut dire également qu’il souffre en même temps que nous parce qu’il ressent notre tristesse et notre chagrin.

Les maladies des chiens peuvent trouver leur origine dans leur vécu, leur ressenti, et leur environnement. Ainsi, le cadre de vie offert par le gardien de celui-ci peut-il influencer la santé de l’animal. De la même façon l’Homme joue un rôle déterminant dans l’apparition ou la ré-apparition de certains troubles. En effet l’animal est susceptible de répondre par la maladie aux troubles de son propriétaire. Au contact de l’être humain, et des relations qu’il tisse avec lui, il intègre les conflits et les ressentis humains (angoisses, blessures, émotions de l’Homme deviennent partie intégrante de son environnement) et cela augmente les risques de somatisation de l’animal.

Les chevaux peuvent lire les expressions émotionnelles des humains et s’en souvenir, ont montré des chercheurs britanniques. Des recherches antérieures avaient montré que les chevaux reconnaissaient les expressions faciales humaines et se souvenait d’expériences émotionnelles avec des individus en particulier (karen Mc Comb psychologue en comportement animalier)

Lorsque les besoins ne sont pas respectés = ces maux qui traduisent le mal être

« Le bien-être animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal » (Anses. 2018)

Les situations qui augmentent le risque de somatisation sont :

1) Ne pas respecter le fait que l’animal ait besoin d’être stimulé peut engendrer chez celui-ci de l’angoisse

2) Certaines affections peuvent survenir en réaction à des problèmes personnels dans la famille (divorce, conflit, choc intra-familial, déménagement, etc…)

A noter qu’un chat sera un peu moins sujet à ce type de troubles qu’un chien car il est plus indépendant et prends plus de distance face aux problèmes des humains, sauf s’il vit une relation de symbiose avec son maître.

Cependant tout comme le chien, le chat pourra aussi subir de plein fouet un changement radical de vie : chat d’extérieur se mouvant en toute liberté, contraint de demeurer enfermé ; déménagement et changement de territoire. En effet, à l’inverse du chien, le chat est un animal routinier et territorial, la vie moderne lui génère beaucoup de stress : nouvelle décoration, déménagement, vacances, nourriture à heure fixe, vie communautaire, etc, sont autant de contraintes en opposition avec ses besoins naturels, tout comme l’arrivée et le départ de nouveaux individus, de nouveaux amis, l’arrivé d’un bébé, d’un nouvel animal de compagnie, un séjour à la pension pour chats et le retour à la maison ou à l’appartement, une visite chez le vétérinaire, le transport en cage, le trajet en voiture, la salle d’attente, l’examen par le vétérinaire, une hospitalisation, une maladie, des changements dans le quotidien du propriétaire, la cohabitation entre chats dans un même foyer, la perte d’un chat ou d’un propriétaire, un événement stressant comme une fête, un accès limité au territoire….

3) Il existe des maladies d’origine psychosomatique : ulcères, problèmes de peau (alopécie), troubles digestifs, cardiaques, ou urinaires, lactations nerveuses….

La réaction du maître face au trouble de son animal peut aggraver le mal : l’angoisse du maître peut accroître la pathologie de l’animal qui va lui même accentuer ses symptômes;

Alors en conclusion,

tout propriétaire d’un animal souffrant de tels troubles devrait commencer par se poser quelques questions :

  • qu’est-ce qui a changé dans l’environnement de mon chien, de mon chat, de mon cheval ?

  • Y-a-t-il actuellement un problème personnel ou familial qui me fait réagir différemment face à lui ?

  • Quelle est mon attitude envers mon animal ? Ne suis-je pas trop anxieux pour lui ?

  • Mon attachement pour lui n’est-il pas excessif ? Est-ce que je le laisse devenir plus autonome et équilibré ?

  • Est-ce que je ne projette pas sur lui des désirs inconscients qu’un animal ne peut ni réaliser, ni assumer ?

  • Mon animal souhaite-t-il continuer son chemin sur cette terre où est-il au bout de sa route ?

Etc etc….

C’est parfois en discutant avec votre Naturopathe, en répondant à ses questions, qu’au delà de l’aspect physique et pathologique, va pouvoir se définir l’aspect psychique dans la prise en charge. Voilà ce que l’on peut alors appeler une prise en charge globale et holistique : une prise en charge de votre animal qui ne s’arrêtera pas au symptômes mais qui s’interrogera sur l’environnemental, le comportement, le bien être physique mais aussi psychique.
Bibliographie :

LA NUTRITION

Parce que je vois sur de nombreux groupe et de nombreuses personnes se mettre à la ration ménagère pour leur chien, leur chat, sans expérience, au petit bonheur la chance, en étant persuadé de bien faire et en donnant à d’autres l’envie de s’y mettre. Je voudrais rappeler que :

Bien nourrir son chien, son chat, c’est préserver son capital santé, sa vitalité.

La nutrition est à l’origine de bien des maux chez tous nos animaux.

Parent pauvre des demandes des gardiens et gardiennes, elle devrait toujours être à la base d’un conseil naturopathique tant l’alimentation de nos animaux peut être la source de nombre de pathologies.

Parce que « les bons sentiments ne peuvent remplacer un minimum de connaissances en raison de conséquences directes sur l’animal », je serai attentive à vous conseiller d’une manière individualisée le meilleur pour votre animal, ici et maintenant.

J’aimerais rappeler quelques notions nutritionnelles  de base, qui concernent notamment la ration ménagère.

APPORT NUTRITIONNEL

1° L’énergie est apportée par les trois macronutriments : les protéines, les glucides (hors fibres) et les lipides. Pour calculer les densités en énergie métabolisables (EM), les coefficients d’Atwater sont utilisés : 4 Kcal EM/g pour les glucides et les protéines et 9 Kcal EM/g pour les lipides.

2° L’origine de cette énergie :

Chaque aliment possède un pourcentage d’énergie différente (par exemple, les viandes, poissons, ont une énergie pratiquement exclusivement apportée par les protéines et les matières grasse)

3° Les protéines

Les protéines sont un élément important à prendre en considération. C’est un nutriment essentiel dont le but premier est d’apporter des acides aminés. Plus qu’un besoin en protéine, le chien et le chat ont un besoin en acides aminés et elles sont aussi une source d’énergie non négligeable.

4° Les lipides

En plus de leur importance dans l’apport énergétique, les lipides ont aussi une importance par l’apport en acides gras essentiels qu’ils permettent. L’apport en acide gras oméga 6 et oméga 3 est important (ce sont des acides gras insaturés)

5° Les minéraux et oligo-éléments

Les minéraux et oligo-éléments, bien que nécessaires, doivent être donnés avec prudence car la plupart ont une certaine toxicité. De plus, ce sont des nutriments qui interagissent entre eux. Il est donc fondamental d’assurer un certain équilibre dans les apports en minéraux.

6° Les vitamines
Un certain nombre de vitamines regroupent un ensemble de molécules ayant un même effet. Certaines de ces molécules sont des pro-vitamines.

QU’EST-CE QU’UNE RATION MENAGERE EQUILIBREE ?

La ration ménagère a pour but d’utiliser au mieux le potentiel de chaque groupe.

La ration ménagère est une ration basée majoritairement sur des ingrédients non cuisinés, qui couvrent quotidiennement la totalité des besoins nutritionnels de votre animal.

Pour être équilibrée, cette ration doit contenir au moins 5 ingrédients :

  • une source de protéine animale

  • une source d’acide gras essentiel

  • une source de fibre

  • une source d’énergie glucidique complémentaire

  • un complément minéral et vitaminé (CMV) apportant calcium, oligo-élément et vitamines

A défaut l’équilibre de la ration n’est pas couvert et est susceptible d’entraîner des carences et déséquilibres.

COMMENT SE CALCULE LA RATION MENAGERE QUE JE VEUX DONNER A MON ANIMAL ?

Maintenant que vous savez les 5 éléments de base à donner à votre animal, les proportions et les dosages ne seront pas fait au hasard mais prendront en compte plusieurs éléments pour déterminer ce que l’on appellera le Besoin Energétique d’Entretien : le BEE.

1) Ce BEE aura des facteurs qui viendront le moduler et qui permettront de calculer le Besoin énergétique de base autrement appelé d’entretien selon le poids métabolique de l’animal.

Il sera donc nécessaire d’utiliser une équation afin d’exprimer ce Besoin Energétique d’Entretien et cette équation prendra en compte plusieurs facteurs :

  • la race de votre animal,

  • le fait qu’il soit stérilisé ou castré

  • sa pathologie éventuelle

  • son âge

  • de son mode de vie (sédentaire, sportif etc)

  • son poids ou surpoids et la nécessité de lui garder son poids de forme ou de le faire maigrir

Ce calcul permettra d’obtenir les besoins en Kilo-calories indispensable pour votre animal.

2) Il faudra calculer la densité énergétique des aliments à donner

Pour déterminer la quantité d’aliment à donner il faudra connaître sa densité énergétique qui sera exprimée en EM (énergie métabolisable) en Kcal/kg ou Kcal/100 g

CONCLUSION

Vous qui pensez donner à votre animal ce dont il a besoin, j’espère que ce petit article vous fera comprendre qu’une ration ménagère ne s’improvise pas, qu’elle se calcule, au risque de faire n’importe quoi et de non seulement induire des carences mais d’accentuer des pathologies débutantes ou présentes.

Rendons à César ce qui est à César : votre Naturopathe est formée pour vous donner ce type d’information et vous présenter le meilleur pour votre animal.

Dr Google (« je trouve toutes les informations qu’il me faut sur internet, sur les groupes x, y et z…. mr Truc, Mme Machin font comme ça avec leur animal, etc etc) ne remplacera jamais un professionnel qui sache prendre en compte la globalité de votre animal.

Pour avoir également vu dans certains sites, des propriétaires d’animaux désappointés d’avoir dépensé 70 euros pour un menu bizarroïde effectué par un vétérinaire nutritionniste, je me permets de vous proposer d’aller regarder en détail la prestation que je vous propose.

A vous qui souhaitez prendre du temps pour votre animal, lui apporter le meilleur et avoir à votre disposition une naturopathe capable de répondre à vos questions : vous trouverez cette prestation dans ma boutique

 

LE COLLAPSUS TRACHEAL DU CHIEN ET DU CHAT

Cette pathologie existe  chez le chien  ET chez le chat (même si cela est plus rare)

 

 

 

 

 

 

Définition

C’est une pathologie chronique et progressive.

Cette affection combine une dégénérescence des anneaux cartilagineux soutenant la trachée et un affaiblissement de la membrane trachéal dorsal qui entraîne une diminution de la lumière trachéale.

La trachée permet de transporter l’air, des voies respiratoires supérieures jusqu’aux poumons pendant l’inspiration et inversement durant l’expiration. c’est donc un conduit qui relie le larynx aux bronches.

La trachée est composée d’anneaux cartilagineux en forme de C et d’un ligament trachéal dorsal qui relie les anneaux pour former un tube complet. Lorsque le ligament se relâche, la trachée s’affaisse et l’espace diminue peu à peu.

C’est donc une diminution du diamètre de la trachée, sa fermeture progressive qui est responsable de symptômes respiratoires (toux, voire détresse respiratoire) en gênant le passage de l’air lors de la respiration.

 

Facteurs prédisposants 

  • facteurs génétiques : chez les chiens de petites race = yorkshire, caniche toy, chihuahua, lhassa apso, spitz nain, loulou de Poméranie…

  • traumatismes répétés sur la trachée (lorsque le chien tire sur sa laisse et qu’il porte un collier inadapté)

  • obésité, manque d’exercice

  • présence d’une affection respiratoire ou cardiaque concomitante à l’affaissement de la trachée

  • inhalation de particules irritantes

Signes cliniques

chat :

  • respiration stridente avec des bruits respiratoires importants proches du ronronnement

  • dyspnée chronique avec toux

  • respiration bouche ouverte

  • cyanose et efforts de vomissement

Chien :

  • toux sèche lors d’excitation, de temps chaud, et lors d’effort

  • difficulté respiratoire (dyspnée)

  • dans les cas graves : des difficultés respiratoires bruyantes

  • il existe 4 stades de gravité allant de 1 à 4

  • cyanose des muqueuses

 

Origine 

Chez le chat :

le plus souvent il est secondaire à une masse extraluminale. Il peut être idiopathique ou même congénitale (anomalie qui provoque un chevauchement dorsal des anneaux trachéaux provoquant un rétrécissement de la lumière trachéale)

Chez le chien:

  • surcharge pondérale et manque d’exercice sont des facteurs favorisants

  • facteurs génétiques

Diagnostic vétérinaire

Chez le chat :

  • exacerbation des signes cliniques à la manipulation de la trachée

  • radiologie : rétrécissement anormale de la trachée tout le temps où lors des épisodes de dyspnée

  • fluoroscopie

  • endoscopie

Chez le chien :

  • signes cliniques

  • radiographies de profil du cou et du thorax

  • endoscopie lorsqu’il y a un doute pour écarter une autre maladie respiratoire

Traitement vétérinaire

chats : Essentiellement chirurgical par exérèse de la masse à l’origine du collapsus ou par une prothèse d’anneaux spiralés

chien :

  • anti-tussifs

  • bronchodilatateurs

  • corticoïdes à dose anti-inflammatoire

  • traiter les affections respiratoires sous-jacentes qui peuvent contribuer aux signes

  • pour les cas graves : pose d’un « stent » (une prothèse est introduite dans la trachée)

traitement préventif et naturopathique

  • traitement hygiéniste
  • Apports en homéopathie,  phytothérapie, aromathérapie….

N’hésitez pas à demander conseil à votre naturopathe…. Une prise en charge holistique s’impose…

LES MYIASES OU « des asticots sur et sous la peau »

Oh my god ! What-is it ? Qu’est-ce que c’est ?

Les larves de mouches que l’on appelle aussi asticots, peuvent être à l’origine de maladies parasitaires que l’on désigne sous le terme de Myiases.

Quant ces asticots se développent sur ou dans la peau, on parle de Myiases cutanées.

Fréderick William Hope (1840) a été le premier a utiliser le mot « miasis » (du grec « myia = mouche), pour définir une infestation de diptères sur des êtres humains. Plus tard le Dr F. Zumpt, spécialiste de ces diptères (1964) a détaillé la description de la myiase, suggérant que les insectes passaient un certain temps dans l’hôte alors qu’ils s’alimentaient des liquides corporels ou des aliments ingérés par ce dernier.

Les diptères qui sont susceptibles de provoquer la myiase, ont tendance à avoir plusieurs formes au cours de leur cycle biologique. Ils passent par une métamorphose complète composée de 4 étapes : œuf, larve, pupe et adulte. Durant les deux dernières phases, ils ne vivent plus dans l’hôte.

Ces insectes, à l’âge adulte sont capables de profiter d’une blessure ou d’un orifice pour déposer leurs œufs qui continueront leur développement grâce à l’animal parasité. Il est à noter que certaines espèces sont capables de pénétrer un derme intact.

Cette pathologie peut affecter tout type d’animaux

Il y a différents types de myiases  : des plaies, oculaire, auriculaire, nodulaires, nasale buccale, sinusale, anale et vaginale.

Nous nous arrêteront sur les myiases des plaies et nodulaires.

MYIASE DES PLAIES

Les parasites : la mouche pond ses œufs sur une partie de peau abîmée. Les œufs éclosent et les asticots qui en sortent profitent de l’environnement chaud et humide ainsi que des sécrétions et tissus organiques morts pour se développer.

Les larves sécrètent une enzyme qui peut endommager le derme et provoquer plusieurs problèmes de santé. Si rien n’est fait, la blessure grossira et l’on voit apparaître une sécrétion obscure, ce qui a comme conséquence d’attirer d’autres diptères qui déposent aussi leurs œufs et provoquent la naissance d’une colonie d’asticots et de vers grouillant tous ensemble.

Ce sont souvent des larves de mouches communes (mouches vertes ou bleues).

Lucilia sericata, mouche verte responsables de myiase des plaies

Dans le Sud de la France, il existe une mouche (wohlfahrtia magnifica) dont les larves parasitent les moutons, et qu’on retrouve parfois sur les chiens.

Diagnostic : Elle peut survenir chez le chien, le chat et le lapin. Elles sont souvent liées à un manque d’hygiène avec accumulation d’urine ou de matières fécales en région postérieures (cuisses, anus, vulve). Les signes sont variables en fonction de l’étendue de la zone parasitée : démangeaisons, douleur, mais aussi abattement et état de choc. La plupart du temps il se dégage de la zone affectée une odeur nauséabonde qui doit alerter le propriétaire.

De multiples asticots sur une zone de macération entre les cuisses d’un chien à poils longs. Photo Parasitologie EnvA

Traitement et prévention : consultation vétérinaire sans tarder (mise en place d’une réanimation si nécessaire, prescription d’antibiotique si nécessaire, et sous anesthésie ou antidouleur : tonte, nettoyage de la plaie et retrait des larves à la pince. Un insecticide peut ensuite être administré pour éliminer les asticots qui n’auraient pu être extraits manuellement.

Comment protéger son animal de la myiase des plaies : le tenir propre, l’inspecter régulièrement, le brosser, le toiletter. Ne pas laisser de zones de macération. Inspecter les zones de peau régulièrement. Pour les animaux malades et convalescents donc plus fragile, ne pas hésiter à développer leur système immunitaire afin de les aider à combattre les problèmes de peau…

MYASES NODULAIRES : encore appelées myiase furonculeuses

Les parasites : provoquées par le développement d’une larve de mouche dans l’épaisseur de la peau . Les larves s’enfoncent dans la peau et forment un nodule (une petite boule) percée d’un trou, par lequel l’asticot respire.

Diagnostic : apparition d’un ou plusieurs nodules surmontés d’une petite croûte recouvrant le trou respiratoire. Ces nodules peuvent être à l’origine de démangeaisons. En cas de mort de l’asticot, il peur se transformer en abcès

Traitement et prévention : Vétérinaire. Celui-ci exercera une pression à la base du nodule pour retirer les asticots. Il fera attention de ne pas les écraser les larves pour éviter les chocs allergiques ;

La myiase peut être plus habituelle dans les zones rurales (mais pas que.) et affecter les chiens qui vont régulièrement en forêts ou se baigner dans des rivières ou fleuves : il suffira alors d’inspecter régulièrement le derme de votre chien en prêtant attention aux zones sans poil…

EN RESUME :

Faire attention à tous les symptômes suivants :

-ulcères

  • furoncles

  • irritation de la peau

  • lésions de la peau

  • mouvements des asticots

  • oedèmes

  • fièvre,

  • démangeaisons intenses

  • mouvement de l’oreille,

  • douleur,

  • inconfort,

  • il se gratte,

  • il se lèche excessivement

  • diarrhée,

  • anorexie

ET EN CONCLUSION

La myiase peut être se transmettre à l’Homme : OUI

Sources :

https://www.esccap.fr/arthropodes/myiases-asticots.html

https://www.planeteanimal.com/myiase-chez-le-chien-symptomes-extraction-des-asticots-et-traitement-2762.html

ATTENTION DANGER : CHENILLES PROCESSIONNAIRES

QUI EST-ELLE ?

La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit : le Thaumetopoea pityocampa. Le papillon éclos durant l’été entre juin et septembre selon le climat.

La femelle papillon recherche un pin (pin noir d’Autriche, laricio de Corse, Salzman, pin de Monterey, pin maritime, pin sylvestre et pin d’Alep) et parfois dans une moindre mesure, elle choisie un cèdre pour y pondre ses œufs.

Les œufs sont déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 320 en formant un manchon gris argenté recouvert d’écailles, sur les rameaux ou les aiguilles de pin. Les premiers abris peuvent passer inaperçus mais une touffe d’aiguille qui jaunit peut en être la principale manifestation. Les aiguilles de pin serviront de nourriture pour les chenilles.

Dès que la zone autour de leur abri n’offre plus assez de nourriture, les chenilles émigrent plus haut dans l’arbre et reforment un nouveau nid et c’est pourquoi on peut voir ces les chenilles en procession sur le tronc ou les branches des pins. Elles vivent en colonie de plusieurs centaines de chenilles.

Au printemps, les chenilles en procession, conduite par une femelle, quitte l’arbre pour aller s’enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre dans un endroit bien ensoleillé. Elles se suivent « tête à cul » car seule la chenille de tête est capable de voir, les autres sont aveugles.

Les processionnaires du pin sont brunes avec des taches orangées, recouvertes de poils. Leur pouvoir urticant provient d’une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de son corps.

Leur cycle de vie est celui-ci :

  • accouplement des papillons l’été (juin à septembre) et ponte des œufs sur un pin avant de mourir

  • Développement progressif des larves en 5 stades jusqu’au printemps dans le cocon dans un cocon de protection en soie dont elles sortent pour manger la nuit

  • transformation en papillon et éclosion qui peut se faire plusieurs mois à plusieurs années après l’enfouissement.

  • Le cycle recommence.

LES RISQUES POUR LES ANIMAUX

Leurs poils urticants 

 

Dispersés par le vent ou par nous même (tonte de pelouse, en essayant de détruire une procession….), les poils très légers et fragiles se détachent facilement dès que la chenille est inquiète ou excitée. Lorsque le poil se brise, dès le premier contact, la substance urticante et allergisante qu’il contient : « la thaumétopoéïne » se libère provoquant des démangeaisons très vives, des irritations, des éruptions prurigineuses accompagnées parfois d’atteintes oculaires ou pulmonaires voire de réactions allergiques plus grave telle que l’oedème de Quincke.

Les poils sont très présents dans les nids définitifs puisque 2 mues y sont effectuées et ils peuvent rester urticant pendant plusieurs années s’ils sont préservés de l’humidité.

Symptômes :

Les animaux qui se lèchent ou touchent les chenilles vivantes ou mortes ou bien des restant de nids avec leur museau, peuvent souffrir de divers symptômes. Une fois en contact avec la peau (pattes, corps, museau) ou les muqueuses (babines langue, yeux), les poils urticants ont le même effet qu’une centaine de micro-piqures, qui déclenche une réaction violente d’irritation et d’allergie.

Le tout entraîne brûlure, rougeur, oedème et douleur.

L’animal se lèche et répands de fait les poils sur sa langue qui subit le même sort. Ils couinent car ils ont mal et on constate alors une forte salivation.

On aura donc :

  1. le choc allergique : appelé choc anaphylactique, qui est si violent qu’il peut tuer l’animal en empêchant la respiration
  2. la nécrose de la langue : l’inflammation et l’infection la détruise et oblige le vétérinaire à enlever un morceau, voire même à euthanasier le chien ou le chat qui ne peut plus se nourrir.

Traitements :

Il n’y en a pas vraiment.

Il n’y a donc pas de remèdes et d’antidote et lorsque votre animal a été en contact avec des chenilles processionnaires, il faut l’emmener chez le vétérinaire au plus vite : c’est une urgence

Si les premiers soins vétérinaire consistent en anti-inflammatoires et histaminiques puissants, parfois des antibiotiques etc… au stade de nécrose de la langue par exemple, l’amputation est très souvent envisagée ainsi que l’euthanasie de l’animal.

LA SEULE ARME : LA PREVENTION

  • prévenir votre mairie lorsque vous trouvez une zone infestée.

  • Ne vous risquez pas dans les bois infesté les jours de vent

  • ne tondez pas directement après le passage des chenilles

  • arrosez bien après le passage des chenilles afin de chasser les poils

  • ne cherchez pas à détruire vous même ou à jouer avec les branches porteuses de nids.

  • On ne trouve pas les chenilles processionnaires que dans le sud de la France, il y en a plus au Nord maintenant (région parisienne concernée par exemple). Avec le réchauffement climatique, les zones augmentent et se multiplient chaque année.

  • Un système ingénieux : l’éco-piège

 

 

 

Sources : 

https://chenilles-processionnaires.fr/ecopiege-piege-collier-chenille-pin-processionnaire.htm

https://conseils-veto.com/chenilles-processionnaires-chien-traitement/

LE REVERSE SNEEZING

DEFINITION

On l’appelle respiration paroxystique inspiratoire, mais encore reverse sneezing, reniflement inverse, éternuement à l’envers, rétro-éternuement ou internuement. Elle est causée par un spasme du larynx et du palais mou, déclenché le plus souvent par une émotion et parfois suite à une irritation au niveau de la gorge.

Le RS (reverse sneezing) existe aussi chez le chat même s’il est beaucoup plus rare mais les crises sont généralement plus violentes et sont toujours associées à une origine sérieuse.

SYMPTOMES

Le premier symptôme intervient sous forme de crises impressionnantes pendant lesquelles le chien inspire par le nez, bouche fermée, cou tendu avec un fort ronflement rappelant le grognement du cochon.
Dans l’immensité des cas la RS n’est pas grave et les crises ne durent que quelques secondes (maximum 1 à 2 minutes). Elles sont très espacées dans le temps et le chien est tout à fait normal entre deux crises (absence de toux, d’éternuement, de fatigue, d’essoufflement).
Les crises sont très angoissantes pour le chien et pour son gardien.

CAUSES

Aucune cause la plupart du temps, sinon :
  • causes ponctuelles : poussière, fumée, pollen, courant d’air, brusque changement de température, excitation ou passage de l’état de repos à l’état d’éveil, après avoir bu ou mangé
  • causes sérieuses : inflammation chronique du nez ou du pharynx (nasopharyngite chronique lymphoplasmocytaire), sécrétion en grande quantité dans le nez qui coulent dans le nasopharynx par le biais d’une infection bactérienne, corps étranger (épillet par exemple)
  • causes très sérieuses : néoplasie localisée dans les cavités nasales (tumeur : carcinome épidermoïde chez les animaux de 8-10 ans), polype,
  • beaucoup plus rarement : infection due à un petit acarien parasite des cavités nasales (pseumonyssoïdes caninum), à un champignon (aspergillus), rhinite infectieuse due à une affection dentaire (comme un abcès d’une racine dentaire), toux du chenil

PREDISPOSITION

les chiens de type brachycephale tels que lhassa apso, shih-tzu, terrier tibetain, épagneul tibétain, Cavalier King Charles, pekinois, griffon belge, shar pei, et ceux au museau court et aplati tel que le bouledogue français, bull anglais, carlin, boxer)
Par brachycephale, on entend des chiens avec un crâne rond, très souvent avec une mâchoire molle, allongée et charnue ainsi que des narines étroites, des changements dans le larynx et une petite trachée . Le terme brachycéphale vient du grec et se divise en deux termes : «brachy» (brakhys) = court et « cephale » (kephalos) qui signifie « tête »

DIAGNOSTIC

Le diagnostic vétérinaire sera généralement :
  • un examen du pharynx et des cavités nasales grâce à un endoscope éventuellement complété par des biopsies (rhinoscopie avec biopsie)
  • si nécessaire radiographie et tomodensitométrie

TRAITEMENT

1° en cas de crise : boucher les narines du chien, masser ou gratter sa gorge pour provoquer une déglutition (cela décollerait le nasopharynx collabé et stopperait la crise)
2° suivant les causes, le vétérinaire pourra donner des corticoïdes (anti-inflammatoire) pour stopper les nasopharyngites lymphoplasmocytaires, des antibiotiques s’il y a infection, des vermifuges s’il y a parasites
Dans un cas comme dans l’autre, le naturopathe pourra soutenir votre animal.

CYANOBACTERIES : quel danger pour vous et vos animaux ?

QU’EST-CE QUE C’EST ?

C’est un micro-organisme qui est à la fois une bactérie et une algue et qui se présente en amas dans les eaux stagnantes. Semblables à des algues, elles sont souvent nommées à tort « algues bleues » ou « algues bleues-vert ». Leur forme est filamenteuse et leur consistance gluante. Malgré leur apparence ce sont bien des bactéries coloniales et leurs toxines peuvent être mortelles.

On les trouve dans tous les pays du monde, aussi bien en milieu aquatique (eau douce ou salée) qu’en milieu désertique. Ils sont très résistants et peuvent vivre dans des conditions extrêmes et supporter des températures élevées (+ de 55 °C) et seul un pH acide (inférieur à 4) peut les détruire. Ils sont capables de se multiplier très vite lorsque les conditions sont favorables et produire à la surface de l’eau ce que l’on appelle l’efflorescence ou bloom ou encore « les fleurs de l’eau »

On les retrouvent en suspension dans l’eau comme en surface, fixés aux végétaux, pierres, cailloux, roches etc…Elles se développent dans l’eau sur les algues, plantes ou sédiments puis migrent en surface. Elles se multiplient dans les eaux stagnantes et relativement chaudes (plus de 15°C) comme des bras de rivières, rivières avec très peu de fond et avec un courant très faible. Les cyanobactéries peuvent vivre en symbiose avec leur environnement sans être dangereuses. Lorsqu’elles sont en trop grand nombre, elles asphyxient le milieu et rendent l’eau verte. Lors de l’efflorescence (pendant de fortes chaleurs), elles perdent leur eau et se cristallisent en poudre formant une couche superficielle verte/bleue à la surface de l’eau. C’est à cette période qu’elles peuvent être dangereuses car elles peuvent libérer des cyanotoxines parfois mortelles pour les animaux et dangereuses pour l’Homme.

Ces cyanobactéries produisent donc trois types de toxines (cyanotoxines) :

  • les dermato-toxines qui provoquent des inflammations de la peau ou dermatite canine

  • les neurotoxines qui attaquent directement le système nerveux du chien, ses muscles respiratoires sont paralysés et il cesse de respirer.

  • Les hépatotoxiques (provoquent des lésions au niveau du foie)

Ces bactéries vivent aussi bien dans de l’eau douce que dans l’eau salée. Alors à la mer, prenez vos précautions pour vos chiens et même chevaux.

Soyez prudent durant les périodes estivales, saison où la prolifération des cyanobactéries est la plus fréquente.

Il existe un site internet français sur la qualité des eaux de baignade en France mis à jour régulièrement : adresse = http://baignades.sante.gouv.fr/editorial/fr/accueil.htlm

Comme pour les algues vertes qui se répandent sur la côte bretonne, la prolifération de ces micro-organismes s’explique aussi par des apports de nutriments (phosphate, azote) liés aux activités humaines. « Aujourd’hui, avec l’augmentation constante de la pression humaine sur les écosystèmes, les apports en nutriments et en molécules chimiques (qu’ils soient d’origine agricole, industrielle, urbaine ou ménagère) s’intensifient dans les eaux de surface », explique Christophe Laplace-treyture, hydrobiologiste à l’institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), dans un article publié sur The Conversation.

QUEL DANGER POUR VOTRE ANIMAL ?

Le danger est lié aux toxines appelées cyanotoxines. Elles peuvent intoxiquer votre animal s’il boit de l’eau contaminée, s’il met à la gueule un bâton ou tout autre chose qui a été en contact avec ces toxines.

Elles affectent le foie, la peau et le système nerveux. Même en petite quantité ces cyanobactéries vont s’accumuler jusqu’à conduire à la mort bon nombre d’animaux.

LES SIGNES D’INTOXICATIONS

  • léthargie (fonctions vitales ralenties)

  • troubles : tremblements des pattes arrière, perte d’équilibre,

  • état anxieux

  • yeux globuleux, ou bave

  • lors de l’ingestion d’eau contaminée (3 à 5h après) : nausées, vomissements

  • gencives bleues ou blanche

  • difficultés respiratoires

  • lors de contact direct avec la peau : irritation de la peau, des yeux, du nez, de la gorge

COMMENT PROTEGER SON ANIMAL

  • éviter les zones où la baignade est déconseillée

  • inspecter l’eau avant chaque baignade : vérifier à la surface de l’eau, sur les rochers, les berges, qu’il n’y ait pas d’ « algues bleues »

  • garder son chien en laisse près des zones contaminées pour éviter la baignade

  • laver et rincer son chien s’il a été en contact avec de l’eau contaminée

  •  http://www.ars.sante.fr pour vérifier les lieux possibles de baignades et les indications concernant l’eau

QUE FAIRE ?

  • vétérinaire en URGENCE

  • centre anti-poison (ce centre répond 24h/24 et 365 jours /365)

Sources :

https://airchienetchat.com/

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/ponts-ce-angers-3-chiens-morts-cyanobacteries-loire-danger-bien-reel-animal-homme-1861890.htm

https://emmenetonchien.com/

https://www.preventis-animal.com/

https://www.santevet.com/articles/cyanobacterie-et-baignade-quel-danger-pour-le-chien

La D.A.P.P du chien